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Projet Soins de santé pour la jeunesse Kpalimé

Nous avons déjà expliqué les problèmes les plus importants pour améliorer la santé des gens au Togo ailleurs sur ce site. En bref, il s’agit des points suivants :

  • Manque de médecins et d’infirmières ;
  • Argent et attention insuffisants pour la prévention des maladies et d’autres troubles ;
  • La majorité des gens ne peuvent pas payer un médecin, et il n’existe pas d’assurance maladie abordable.

Nous pensons qu’il est plus utile de donner davantage d’attention à la prévention des maladies en Afrique que de construire toujours plus d’hôpitaux et de cliniques (même si cela reste utile). Et, chose intéressante, les autorités togolaises sont du même avis. Un mémoire du ministère de la santé de 2006 mentionne que l’on devrait davantage investir dans la vaccination, les examens médicaux préventifs des enfants, l’information et l’enseignement sur une nutrition saine et une façon de vivre adéquate. Mais le ministère reconnaît également que les moyens financiers pour le faire manquent. En accord avec le ministère, nous sommes en train de combler ce déficit, d’abord dans la région de Kpalimé, et ensuite probablement aussi dans d’autres régions du pays.

Notre approche

Nous introduisons dans la région de Kpalimé les soins préventifs pour la jeunesse d’après le modèle néerlandais, mais adaptés à la réalité quotidienne au Togo. Cela signifie pour tous les enfants en âge scolaire – c’est à dire, au moins 45.000 – :

  • que nous les examinons de façon approfondie (et que nous suivons leur développement) ;
  • que nous leur donnons, ainsi qu’à leurs parents, une éducation pour une vie saine et une bonne nourriture ;
  • que nous ferons plusieurs projets pour introduire des améliorations permanentes, telles qu’une meilleure hygiène, d’autres types de nourriture, des améliorations dans les écoles et dans la situation domestique.
  • Probablement plus important que l’examen médical des enfants est la formation de personnel médical pour introduire ce modèle de soins préventifs ailleurs au Togo. Notre rêve, c’est d’avoir à terme un réseau de centres médicaux dans le Togo entier.

Nos examens médicaux

Au Togo, nous faisons des examens médicaux plus élaborés que ceux faits par les médecins scolaires aux Pays-Bas. Et nous fournissons également les médicaments pour les troubles fréquents et faciles à traiter, ce qui ne se fait pas aux Pays-Bas. C’est nécessaire, parce que la situation est différente (cliquez ici pour notre analyse des soins de santé au Togo). Nous avons aussi adapté nos protocoles d’examen à la situation au Togo. Nous regardons d’autres pathologies (par exemple le paludisme et les vers intestinaux) et nous examinons les enfants de façon différente qu’aux Pays-Bas (par exemple, moins fréquemment), puisque notre centre médical est petit. Cependant, nous continuons à suivre les enfants, par exemple par un contrôle régulier du poids et par un « système de bips » des écoles.

En principe, nous faisons pour chaque enfant les examens suivants :

  • un examen de laboratoire : nous vérifions le sang et les selles pour détecter les maladies fréquentes, telles que l’anémie, la drépanocytose (qui est aussi une forme d’anémie), le paludisme, les vers et les parasites ;
  • un examen des yeux, des oreilles, de la taille, du poids et de la tension par les assistants ;
  • un examen corporel complet des enfants par le médecin ;
  • un examen du cuir chevelu pour détecter les mycoses ;
  • un examen séparé des dents et de la bouche ;
  • un examen séparé des enfants de plus de 10 ans pour détecter les maladies qui provoquent la cécité ;
  • un entretien sur la situation sociale et psychique de l’enfant ;
  • au besoin : un examen de l’urine pour détecter le diabète et les infections urinaires ;
  • au besoin : un examen complémentaire à l’hôpital.
  • au besoin : la kinésithérapie par le kinésithérapeute de l’hôpital, qui travaille également pour nous
  • au besoin : de l’orthophonie par un de nos deux orthophonistes.

En cas d’urgence, l’école peut demander un examen urgent pour les enfants.

Traiter ou non

Nous ne sommes ni un hôpital, ni une clinique, ni même une pharmacie. Nous référons les enfants à ces institutions, en cas de gros problèmes. Cependant, nous faisons beaucoup nous-mêmes pour éviter aux gens les grosses dépenses pour les traitements et les médicaments. Ces frais peuvent souvent être évités ou en tout cas réduits:

  • en écoutant bien nos conseils d’alimentation et de santé, et en les suivants;
  • en suivant nos conseils médicaux (par exemple comment vivre avec son handicap) ;
  • en choisissant nos méthodes de traitement (par exemple : prendre des pépins de papaye contre les vers intestinaux ; utiliser une moustiquaire, même lorsqu’on a chaud ; ne pas se promener jambes et bras nus au coucher du soleil) ;
  • en utilisant notre stock de médicaments de base, à un prix plus bas que dans la pharmacie;
  • en achetant chez nous des lunettes deuxième main, à bas prix;
  • pour les enfants handicapés, nous prenons contact avec l’association;néerlandaise Lilianefonds, dans le but de trouver ensemble une solution;
  • pour les plus pauvres : nous essayons de donner une contribution financière pour la suite des traitements, et nous avons des accords pour des traitements moins chers à l’hôpital ou dans la clinique privée.

Notre éducation complète

Pour garder les enfants en bonne santé, il est important de donner beaucoup d’information sur une vie saine, une bonne alimentation et la prévention des maladies. Nous le faisons de la manière suivante :

  • entretien individuel du médecin avec l’enfant qui vient se faire examiner dans notre centre ;
  • en donnant un carnet de suivi à chaque enfant qui vient dans notre centre. Nous avons rédigé ce livre nous-mêmes sur la base de notre connaissance au niveau de la médecine préventive, en partant de la situation en Afrique ;
  • aussi bien à l’école (en classe) pour les enfants, que par l’organisation de réunions d’information, pour les parents ;
  • former des gens qui, à leur tour, vont donner cette éducation ;
  • à l’avenir, en en parlant à la radio et à la presse.

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